Eldenia Sekai

RPG Mangas Médiéval-Fantaisiste.
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 Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui

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Miura Kaito

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MessageSujet: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Jeu 31 Juil - 21:27

Mes pas faisaient chanter le parquet sous mes pieds. Moi, moi m'avancer dans ce couloir réservé à ces gars de classe moyenne. Mais je le faisais sans regret. Ma cape voletait légèrement derrière mon dos, j'étais assuré, je voulais la voir, j'avais envie de jouer un peu. Le roi avait fait son choix, il avait décidé de répondre à la provocation de la jeune femme, j'étais l'instrument de ses désirs pour cette nouvelle que j'apportais, mais aussi des miens, j'avais à faire avec cette fille. Je passais ma main dans mes cheveux gris aux quelques reflets bleus et violets. Une sœur, que j'avais crue perdue, un être auquel j'avais décidé de ne pas apporter mon attention après ma fuite, pour ainsi mieux survivre moi même. Je souriais, un sourire narquois, légèrement dément. Me préoccuper de ma sœur, partie en pensionnat pendant que je traversais à toute allure, la distance de Pallengad à Stonefolm, ne dormant ni ne mangeant, nuit après nuit et jour après jour. Ma main tenait un paquet, couvert d'une étoffe,, c'était rectangulaire. Lorsque je m'étais évanoui, épuisé aux portes de Stonefolm, lorsque le vieil homme m'avait pris avec lui, m'avais enseigné, avais je eu le temps de me soucier d'elle, non, je devais garantir ma propre survie. J'ouvrais les premiers boutons de ma longue veste noire et noble, décorée d'une rose, j'étouffais dans ces vêtements de conseiller. Et elle était réapparue, elle avait resurgi dans ma vie comme une réminiscence du passé, un fantôme. Je toquais à la port. je me souvenais de tout, le moineau blessé et son sourire. J'eus un rictus et entrait sans attendre la réponse.

"Mademoiselle Yui. . ."


Mes yeux se posèrent sur elle.

"Le roi me charge de vous faire changer de chambre, il a changé d'avis et va vous donner celle qu'il a choisit pour vous."

Je la fixais, sans me défaire de ce sourire.
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Yui Itô Kobayashi

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Jeu 31 Juil - 23:08

Archange étrange d’un autre ciel.

Cet entretien m’avait réellement énervée, et je m’étais décidée à tenter de me détendre un peu, au moins pour perdre un peu de cette colère et de cette rage qui brûlaient au fond de mon être. Je ne supportais pas la façon dont ces hommes osaient me traiter, sale machistes. Qu’avaient-ils de si particuliers pour se montrer aussi hautain envers une femme ? Ou était-ce seulement avec moi parce que je n’étais pas une de ces soubrettes dévouées et que je n’écartais pas les cuisses à la moindre de leur paroles ? Je n’en avais absolument rien à faire de ne pas les intéresser, mais ils n’avaient pas à me parler ainsi, eux aussi mériteraient d’avoir un nuit riche en frayeur, cela leur ferait le plus grand bien. Nombre de tortures leur feraient le plus grand bien. Et les rendrait surtout un peu plus aimables. Je soupirais en montant les escaliers. Des gardes ? Tu parles, ils étaient plus occupés à me regarder les fesses qu’à regarder si je ne portais pas une quelconque arme. N’importe quoi, et on se dit convainquant. Arrivant enfin devant la porte d’une chambre, j’entrais, sans grande hésitation, après tout il m’avait dit de prendre n’importe laquelle, mon seul point de choix était l’échappatoire que donnait la fenêtre et une grande baignoire confortable. La première dont j’avais poussé la porte entrait complètement dans les critères, alors pourquoi chercher plus loin ? J’entrais et directement je défaisais le lacet de mon corset, le laissant glisser au sol, de toute manière ils ne risquaient plus de me déranger, je devais être tellement gênante pour eux. Je défaisais les boutons de ma chemise noire que j’avais mis sous mon corset et j’entreprenais d’enlever mon pantalon. Une fois le pantalon enlevé, je retirais tout reste de mes vêtements et je me glissais dans l’eau chaude de mon bain. Du bout des doigts, j’attrapais une coupe de vin et la portais à mes lèvres, avalant plusieurs gorgées lorsque la porte s’ouvrit. Déjà ? Le conseiller ? Que voulait-il ? Et il n’avait même pas attendu ma réponse. Je reposais délicatement mon verre de vin et tournais mon visage vers le siens. L’eau couvrait toujours mon corps, je reprenais alors le verre et l’envoyais dans la direction du conseiller mais je le ratais volontairement. J’attrapais alors la serviette carmin, assortie à mes lèvres et je me levais en m’enroulant dedans
.

« Ne vous as-t-on jamais dis de respecter les femmes ? »
Demandais-je hargneusement.

« Pourquoi me change-t-on de chambre ? »
Demandais-je encore.
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Miura Kaito

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Jeu 31 Juil - 23:35

Une sorte d'apparition, un ange, oui un ange aux cheveux argentés et aux yeux vairons, un ange enveloppé dans son voile blanc. peut être aurais je cru ça plus jeune, avant le drame, car oui, je comparais souvent Yui a un petit ange qui s'ignore, un ange sauvage. Maintenant c'était fini, j'étais le diable et elle, elle était autre chose, mais pas moins sombre semblait il. Elle avait gagné un caractère intouchable et cassant. Je me surpris à l'admirer, on ne trouvait pas de femme comme ça de nos jours, elles étaient toutes résignées dans ce qui ressemblait à de la lâcheté, résigné dans leur soumission au sexe dit "fort". Je n'étais pas vraiment Machiste mais je profitais clairement de ma position masculine au sein du château. Les servantes étaient là pour ça non, se faire maltraiter ? Prendre de tous les c.... Enfin bref, elles étaient là pour se soumettre au bons plaisirs des nobles. Son regard et sa voix étaient aussi hargneux que je les trouvais doux à l'époque ou nous étions frères et sœurs.

"Hum pas vraiment, ni les hommes non plus d'ailleurs, mais c'est pas pour ça que je viens."

Éludais-je avec un sourire narquois. Pourquoi changer de chambre, une simple lubie du roi ? Je savais bien que non, il se vengeait de son insolence, de son audace, de la manière dont elle avait traité sa personne, sa majesté, on n'insultait pas un monarque, surtout pas celui là.


"Vous lui demanderez, j'ai cru comprendre qu'il allait vous en donner une plus confortable, plus adéquate a votre statu dans ce château, a près tout vous êtes un assassin, une tueuse à gage, disons presque un mercenaire... Enfin, suivez moi."


Je tournais le dos avant d'ajouter.

"Vous vous changerez là bas, gardez donc cette serviette sur vous."

Si le roi avait des idées malsaines, j'avais le don d'en rajouter une couche et de pousser en avant la dureté et la perversion. Mes doigts tenaient toujours l'étrange objet recouvert et je passais la main dans mes cheveux.

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Yui Itô Kobayashi

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Ven 1 Aoû - 0:03

Que cherches-tu ? Voudrais-tu enclencher une guerre silencieuse entre nous ?

Je nouais délicatement ma serviette rouge autours de mon corps si pâle et je regardais le vin pareil à du sang glisser le long du bois du sol. Je montais alors mes yeux jusqu’à son visage. Que cherchait-il ? Pourquoi ne me lâchait-il pas ? Oh non, je n’étais pas paranoïaque, cet homme avait bien quelque chose contre moi, c’était évident. Et puis cet air suffisant et ce sourire narquois, je les lui ferais avaler, qu’il le veuille ou non. Tout comme je lui ferais bouffer ses appareils génitaux, ceci aussi, qu’il le veuille ou non. Cela lui apprendra à se vider dans n’importe qui. Je serrais les poings et vidais l’eau de la baignoire tout en prenant mes vêtements dans un drap enroulé. Du respect pour personne ? Cela ne m’étonnait même pas, il n’était qu’une pourriture, cela se remarquait au premier coup d’œil. Oh ne voulez vous pas le mettre au cachot ? Cela en libérerait plus d’un. Je me tenais alors devant lui et remarquait ce qu’il tenait en main, qu’est ce que c’était ? Pourquoi l’emmenait-il avec lui pour m’emmener dans ma chambre ? Oh après tout ce n’était pas important. Je m’en foutais. Peut être était-ce un cadeau pour une de ses nombreuses amantes ? Un sourire se dessinait au coin de mes lèvres à cette pensée, sourire qui s’effaçait instantanément. Ce sourire narquois. Vieux con. Je me mordais la lèvre pour retenir toute parole trop vulgaire. Pourquoi était-il tout à coup si charmeur ? Pourquoi tout ces compliments sur mes atouts ? Oh, il y avait un mauvais plan derrière tout ça. Mais je n’allais pas me laisser démonter, après tout, mon couteau était toujours autours de ma cuisse et je ne me gênerais pas pour m’en servir. Et ce fait de me vouloir sous ma seule serviette pour aller jusqu’à la chambre ? Pourquoi ? Je serrais les dents.


« Très bien. »
Fut ma seule réponse.


Sans hésitation, je le suivais dans les couloirs, c’est ce qu’il voulait non ?
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Miura Kaito

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 2 Aoû - 0:10

Alors elle restait de marbre, elle disait quoi , Très bien, et c'était tout. Cette manière d'être si calme en apparence, de ne rien laisser montrer, elle aurait vite fait de m'exaspérer, et pourtant, si elle avait l'intention de m'attirer, de me donner envie, de me séduire, c'était certainement le meilleur moyen. Une femme qui ne se laissait pas démonter. Ce vin coulant par terre, pareil a du sang, je souris, j'aimais cette couleur, la sensation de voir couler par terre le vermeille liquide vitale. Je me reprenais, elle regarda un instant l'objet, geste que je remarquais, sans remarquer son sourire pour autant. Intrigué ? Tu verra bien vite ce que c'est.

J'avançais dans le couloir et souris, nous approchions du quartier des soldats, là ou le roi la faisait déménager, inventif dans la perversion et la dureté, nous faisons la paire, moi j'appliquais, il inventais. Evidemment, j'adorais aussi mettre en marche mon esprit dans le seul but de torturer les gens, voir l'idée de la serviette, mais il semblait que contrairement à moi, le monarque n'aimait pas se salir les mains. Les hommes dans le couloir souriaient, bavaient presque, c'était, aussi pitoyable que blessant pour n'importe quel jeune femme. L'un alla même jusqu'à lui mettre la main aux fesses, qu'allait elle répondre ?

" Nous y sommes bientôt"



Annonçais je avec un sourire narquois, tout en lançant des regards dédaigneux à ces hommes. Tous, je les haïssais tous, des brutes sans cervelles, voilà ce qu'étaient les soldats, des chiens à la botte de l'état, incapable de penser d'eux même, voir même de penser tout court. Mais je laissais là mes pensées en arrivant devant la porte de la jeune femme, en plein milieu des chambres de tous ces hommes.

"Voilà votre nouvelle chambre"

Dis je en souriant.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 2 Aoû - 1:08

Ne crois pas m’impressionner, tu ne m’arrives même pas à la cheville.

L’odeur. Non. Si. Le couloir des soldats. Je ne tressaillis pas une fois, je marchais sans aucune peur, sentant simplement ces regards écœurants se poser sur mon corps seulement couvert d’une serviette. Quels porcs. Dégoutants. Tous autant que celui qui me conduisait. Chaque pas entrainait une insulte salasse de plus, chaque pas me faisait entendre un grognement roque d’un de ces hommes dont la langue ne demandait que mon intimité. J’ignorais parfaitement tout ce qui m’entourait jusqu’à qu’une main se pose sur mon postérieur. Sans cérémonie, je m’arrêtais de marcher, tous mes mouvements ne fonctionnant plus. Je soupirais alors discrètement. Comment avait-il osé se mettre autant en danger ? Un soldat ? Tu parles, un branleur oui. Je serrais doucement les poings et les desserrais quelques instants seulement plus tard.


« J’espère au moins que cela vous fut agréable. »
Dis-je en esquissant un sourire au coin de mes lèvres.


Je sentais que tous les murmures, tous les grognements, toutes ces choses cessaient. Je sentais simplement que les hommes avaient tous des sourires pleins de sous entendus. Je me tournais alors vers l’homme derrière moi, celui qui venait de me toucher. Je plongeais alors mes yeux dans les siens. Son regard devenait plus grave lorsqu’il voyait mon œil blanc briller de façon dangereuse. Je m’approchais alors de lui et mon corps se collait au siens, mes lèvres à quelques millimètres de sa peau. Je le cherchais, je le cherchais atrocement. Je voulais mettre le feu en lui, pour tout faire retomber d’un coup. Une de mes mains s’accrochait à ma serviette tandis que l’autre glissait sur son torse dénudé. J’entendais des sifflements sereins.


« Quel effet vous me faite, j’ai envie de laisser tomber ma serviette et de faire ça là, tout de suite, maintenant. »
Soufflais-je au creux de son oreille.


Brusquement, j’attrapais ses parties intimes entre mes doigts délicats et je serrais, je serrais tellement fort que son visage se contractait et il réprimait une insulte, je serrais un peu plus fort. Excuse-toi. Murmurais-je en creux de son oreille. Il ne bougeait pas. Je retirais ma main et donnais un coup de genoux violent qui le faisait tomber au sol. Je le regardais de haut et plongeais mes yeux dans les siens, mon sourire narquois ne se décollant pas de mes lèvres. Je voyais les autres hommes reculer d’un pas, il voulait faire de même mais je posais mon pied sur l’endroit que je venais déjà de négliger, j’appuyais, il gémissait.


« Oh cela pourrait me fendre le cœur, si j’en avais un. »
Dis-je en riant légèrement.


J’appuyais alors une dernière fois et du sang se laissait couler au niveau de son entre-jambe. Je m’éloignais alors de lui et entrais dans la chambre que ce cher conseillé me présentait, je souriais et me tournais vers lui
.

« Elle est parfaite. »
Dis-je en le fixant.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 9 Aoû - 20:01

Nous allons enfin pouvoir voir à quelles folies peuvent te pousser ta foutue fierté. Enfin, nous pourrons voir comme tu es impitoyable, que le spectacle commence. Je souris, elle était belle dans sa cruauté. Et l’odeur du sang qui coulerait dans cette pièce lorsque sa colère aurait apaisé son orgueil blessé exaltait déjà mes sens. Démence, oh tendre démence, tu m’as pris dans tes bras, tu as fait de moi ton enfant. Vengeance, impitoyable vengeance, tu m’as vu grandir. Cruauté, sanglante cruauté, tu m’as vu devenir sous tes yeux ton plus grand disciple. Rose vermeille de la mort, tu m’as choisi pour porter ta faux dans cet endroit. Froid et sombre Satan, tu m’as offert ta beauté en même temps que ton nom et ici, je suis celui que l’on appelle Diable.

« Je crois que ce chevalier n’as pas la clairvoyance de discerner lorsqu’une personne est dangereuse ou non. »

Fis-je remarquer, sarcastique et sans pitié ? Non je n’interviendrais pas, j’admirerai le show, et avec pop corn si possible. Effroyable sadisme, tu as pris mes yeux pour maison et mes bras pour outil! Tu es mon arme comme je suis la tienne.
Et son corps, je n’étais pas lubrique, j’étais quelqu’un d’intelligent et de modéré dans mes désirs, j’étais peu enclin à la passion et à l’envie. J’avais d’autres lubies, chez moi le désir sensuel simple avait peu de place, c’était bien plus complexe, j’aimais posséder.
Elle le provoquait, cela semblait presque l’amuser de torturer ainsi ce pauvre soldat dont le seul péché était d’être un imbécile qui pensait avec sa queue et qui vivait arme à la main, chien à la botte des grands. Grand diable comme je haïssais ces types ! Avaient ils seulement conscience de la pitié qu’ils pouvaient inspiré à quelqu’un comme moi. Tant de brutalité vaine, de désirs incontrôlés, tant de bêtise et si peu d’esprit, tout cela conduisait ces gens a faire des erreurs, parfois même de tuer des alliés. Oui je me souvenais très bien, et ma haine en était décuplée encore.
Je sentis presque la douleur de l’homme lorsqu’elle se saisissait de ses parties. Vicieux, c’était un coup bas, mais évidemment ce genre de méprisable déchet ne méritait pas d’être mieux traité.

« Vous les filles, vous ne vous imaginez m^me pas la sensation que c’est. Tu crois lui faire mal ? Je peux t’assurer que c’est bien pire, tu n’as donc aucune pitié ? »

Ironisais-je avec un sourire narquois. Oh tu es bien ma sœur toi. Impitoyable et fière, tu me plaît, je dois bien le reconnaître. Et le sang qui coulait de ses. . . Vraiment elle ne pouvait se douter jusqu’où elle allait.


« De toute évidence c’est le genre de mort qui, loin de m’attrister, me réjouit au contraire, je ne pense pas que la noblesse vous en tienne rigueur, et même, ce n’est pas ça qui vous arrêtera, en revanche eux, vont vous mener la vie dure. . . »

Lui dis je en désignant d’un signe de tête l’attroupement qui s’était fait autour du soldat blessé. Parfaite ? Alors c’est ainsi. Tu ne montrera jamais que l’on te blesse ou t’humilie, bien trop fière, bien trop forte. Tout en m’approchant du mur du fond avec l’objet que je tenais j’expliquais.


« Les soldats n’ont pas de baignoire comme dans l’autre chambre, ils se lavent aux bains communs, ceci étant une chambre de soldat, vous devrez certainement partager ces bains avec eux, mais je ne doute pas qu’après votre petit numéro, vous trouviez un arrangement. »


De l’objet, je retirais le tissu, laissant apparaître un magnifique tableau qui ne représentait rien d’autre qu’un chat noir, blessé, couché sur une couverture qu’il tachait de sang.

« J’ai peint cette toile moi-même et j’ai pensé qu’elle irait à merveille pour votre chambre »

Dis-je en accrochant la peinture.


« Vous m’insulteriez en ne l’acceptant pas. »

Rajoutais-je avec un sourire narquois.
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Yui Itô Kobayashi

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Jeu 21 Aoû - 17:29

Le règne des anges innocents, inexorablement, elle attend.

Clairvoyance ? Pourquoi chercher des mots tellement beaux pour désigner quelqu’un de si laid ? Même pour signifier le contraire. Ce soldat faisait partie de cette race d’hommes qui n’étaient désignées que par un numéro, qui n’avaient que la manière de penser d’un simple mouton et qui attendait avec impatience chaque fête de Noël car pour bonne conduite il recevrait une belle catin qui écarterait avec envie ses cuisses pulpeuses pour dire oui au moindre de ses désirs. Ce n’était pas de sa faute après tout s’il avait été élevé ainsi, mais se faire conditionner d’une pareille manière est bien pire à mes yeux que la pire des tortures. Se faire torturer n’enlevait la raison. Pourquoi croyez-vous qu’il n’y a que des hommes dans l’armée ? Après tout, les femmes sont peut être réellement plus fortes que le sexe opposé. Comme se serait triste de se rendre compte maintenant que le sexe faible porte mal son nom. Après tout, ce palais était lui-même l’exemple de cette connerie humaine. Les hommes avaient tous une soubrette dévouée à leurs moindres désirs et les femmes devaient se contenter de se taire. Oh quelle vie épanouissante mesdames. N’est ce pas ? Je préférais crever plutôt que de m’abaisser à ce genre d’histoire idiote. Se marier, rendre l’autre heureux et le chérir tout au long de sa vie ? Bien une connerie de la religion, alors pourquoi les hommes se vident dans quelconque femme ? Et pourquoi si la situation s’inverse les femmes sont brûlées sous un prétexte débile qu’est la sorcellerie ? Allez, votez pour moi, je suis bien partie non ? Une personne dangereuse ? Je ne crois pas réellement que je pouvais me qualifier ainsi, quoique. Mais je ne m’en rendais sûrement pas compte. Mes yeux glissaient sur le soldat qui avait écouté sa queue au lieu d’écouter le neurone qui lui restait, dommage pour toi. Je soupirais en voyais son visage exprimer la douleur, et le sang qui se répandait toujours sous son corps qu’il avait à peine la force de bouger. Visiblement l’autre à côté de moi ne mentait pas, c’était bien plus douloureux que je ne pouvais l’imaginer. Bien fait pour toi. Comment ça il m’avait à peine frôlée ? Qu’importe, il l’avait voulu. Quoique je l’aie bien senti, je doutais que c’était un simple incident. Aucune pitié ? Si j’en avais, mais pas pour ce genre de personne. Pour un enfant sans famille, pour une femme abandonnée, pour un homme pauvre, bien sur que j’éprouvais la pitié, mais pas pour ce genre de détritus. Je ne répondais à aucune des remarques du conseiller, d’ailleurs, pourquoi se sentait-il obligé de tout commenter comme ça ? Comme si j’avais besoin d’un coach pour ce genre de choses. Je me débrouillais parfaitement toute seule, s’il voulait se sentir utile pour une femme, ce n’était pas à moi qu’il fallait s’adresser. Mais il y en avait plein le palais, il avait l’embarras du choix. Je ne savais pas s’il était beau ou non, je n’arrivais plus à remarquer ce genre de chose, je me souviens que quand j’étais enfant je trouvais beau Kaito, mais je n’arrivais pas à me rappeler comment on devinait ce genre de chose. Etait-ce inné ? Ou était-ce à force de voir un visage qu’on le trouvait plaisant ? Je ne savais plus. Mais je sais qu’avec lui, tout était différent. Il pouvait dire n’importe quoi, je me sentais bien. Il m’avait redonné le sourire alors qu’on croyait que jamais il n’allait se redessiner sur mes lèvres. Qu’avait-il été exactement pour moi ? Peut être l’ange gardien qui m’avait oubliée pendant tellement de temps. Lorsqu’un jour je m’étais aventurée dans la forêt et qu’il était venu me retrouver, mes dents claquaient tellement fort qu’il n’avait pas pu ne pas me remarquer. Il m’avait serrée contre lui et pour la première fois j’avais senti qu’il tenait à moi. Sa chaleur, son souffle, sa voix rassurante. Pourquoi tous ces souvenirs revenaient-ils à cet instant ? Depuis cet entretien dans le bureau, tout, absolument tout me revenait. Et je détestais ça, je ne voulais pas me souvenir de lui, il était mort, brûlé, un simple tas de cendres qui s’était évaporé dans l’air. Je baissais la tête, je devais me reprendre, je n’étais pas seule. Je relevais alors les yeux sur ce conseiller que je haïssais depuis le premier instant. Je voulais le voir souffrir lui aussi. Depuis quand étais-je du genre à aimer la douleur des autres ? C’était tellement nouveau. Encore un symptôme dû à mon entrainement ?


« J’imagine que ce n’est pas que le roi qui voulais m’emmener dans cette chambre. Votre sadisme fait plaisir à voir, s’il n’y a que ça pour vous faire bander j’espère vous avoir poussé jusqu’à jouir, ne croyez pas que je fais cela dans le seul but d’un plaisir solitaire, j’aime aussi vous voir y prendre du plaisir, malgré tout, je sais qu’une simple simulation n’est jamais suffisante, lorsque l’on prend part à l’acte tout est toujours plus fort, plus agréable et plus . . . »
Je m’arrêtais et plongeais mes yeux dans les siens.


Il me cherchait ? Il me trouvait. Malheureusement je n’étais pas une de ces soubrettes prête à tout pour lui faire plaisir. Je n’avais aucune envie de sentir son dard au fond de ma gorge et encore moins envie de sentir son liquide reproducteur glisser le long de mes lèvres. Je n’allais pas faire partie de la collection de ses jouets personnels, d’ailleurs je ne ferais partie de la liste de personne. Visiblement j’allais avoir du mal à m’acclimater au pays vu le pourcentage de partie de jambes en l’air qui peuplait cet endroit. Oui, je tombais toujours au bon endroit et au bon moment. Cet objet. Il ne l’avait toujours pas lâché. Qu’est ce que c’était ? C’était rectangulaire, pas tellement grand, et pas tellement petit, moyen disons. Pourquoi l’avait-il ? Je voyais que du bout des doigts il s’emparait du tissu qui recouvrait le tableau, c’était pour moi ? C’était forcément un piège, une ruse, mais laquelle ? Il n’allait tout de même pas m’assommer avec ça, après tout, son poing suffirait. Pourquoi laissait-il planer tant de mystère ? Et le tissu glissait. Un chat noir. Non, pas un chat noir, ce chat noir. Mon chat noir. Celui que j’avais trouvé, exactement de cette manière, sur un drap blanc taché de sang carmin. J’avais couru jusqu’à l’animal, voulant désespérément le sauver. Mes les parents m’avait dit que c’était inutile, comment aurais-je pu les écouter ? A cet âge, on se croit invincible, la mort nous paraît tellement improbable. J’avais caressé avec douceur son pelage d’ébène. Kaito s’était approché, et il m’avait pris la main, je devais avoir l’air tellement pathétique, mais il ne s’était pas moqué, au contraire, il avait séché mes larmes enfantines. Je me rappelais l’avoir repoussé brusquement et m’être emparée de l’animal, courant dans ma chambre pour le coucher dans mon lit. Je me souvenais du cri de Kaito qui voulait me rattraper. J’avais allongé le félin entre mes draps et le sang s’était rependu sur mes draps, mais je m’en foutais complètement. Cet animal était blessé, quasiment mort, tout comme moi. J’avais déposé des gouttes de lait sur sa langue mais son pouls s’était tout de même tu. Kaito l’avait enroulé dans le drap et sous la pluie battante, devant mes yeux gonflés d’avoir trop pleuré un animal inconnu il l’avait enterré. Le soir je n’avais pas pu utiliser mon lit, trop souillé par le liquide carmin et je n’avais pas pu dormir seule, ayant trop peur de la nuit et de mes pensées funestes. Je m’étais serrée dans un coin de ma chambre et Kaito m’avait emmenée dans sa chambre. J’avais dormis dans sa chaleur et j’avais été rassurée. L’espace d’un instant je sentais encore son souffle au creux de ma nuque. Mes poings se serrèrent, qui était ce conseiller ? Comment pouvait-il savoir tant de choses sur moi ? Je détestais cette impression que tout m’échappait.

« Qui êtes vous ? »
Murmurais-je de manière à peine audible.


Ma main s’emparait d’une bouteille et je la jetais au sol, des débris se plantèrent et meurtrirent ma peau.
Ce sang.


« Qui êtes vous ? »
Hurlais-je.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Jeu 21 Aoû - 19:23

Lentement, coule le temps. . .
Lentement ?
Avez vous donc perdu le sens commun ?
Moi qui ne suis que le reflet dans le miroir de ce gamin oublié. Moi qui en regardant vers le passé voyait tout ce qui aurait pu être et qui n'était pas. Moi dont la mémoire trop bonne me rappelait l'odeur trop familière de la tendresse. Moi qui aurait voulu que le temps qui passe trop vite s'arrête sur ces petits instants de bonheur que mon enfance avait vu fleurir.
Mais le jeunesse consumée, il ne reste que le ressentiment, mais la tendresse trop vite partie laisse défiler le temps. Douloureusement, l'aiguille avance, et chaque heure, chaque minute passée sans ceux que j'avais tant aimés avait été un pas de plus dans les ténèbres.
Seul dans le noir, j'avais été forcé d'avancer. Une marche forcée contre une vie assassine. Une vie forcée dans une noirceur enfantine. Et le sombre Halo ensanglanté qui lentement faisait surface autour de ma pupille, qui lentement emplissait mon iris souillé.
Un à un j'avais tranché les membres de la pureté passée. J'avais laissé se gangrener le cœur autrefois innocent de l'ombre que j'étais devenue. Lentement j'avais cru bon d'immoler raison et esprit, de glacer mon âme de naturel si doux.
Lentement ?
Tu parles ! Cette lente décadence au pays des horreurs n'avait été que trop brutale. Du jour au lendemain je m'étais vu sombrer dans les flots dont on ne ressorts pas, les flots de la cruauté et de la folie. J'étais devenu ce que jamais je n'aurais du devenir. Ainsi la roue du destin avait dû être perturbée, ainsi j'avais du poser un gros dilemme à ma ligne de vie. Et la pauvre avait décidé de m'abandonner au sort qu'elle n'avait pu prévoir. J'avais brisé les chaînes du destin mais cela avait été contre mon gré. Et j'avais du m'en accommoder, que tout le sang que j'ai fait couler m'en soit témoin, jamais tout cela n'aurait dû être.
Alors tu me demandes qui je suis. Je suis ce que le malheur à daigné faire de moi, son agent. L'employé sur terre de la souffrance et de la désolation. Je suis ce que deviennent tous les destins brisés alors qu'ils décident de continuer à vivre, un démon, le diable pour toi, ici, à Stonefolm.

"En quoi mon identité peut elle t'importer ?"

Je marchais et dans mes bottes de cuir s'enfonçait les morceaux de verre, je marchais et sentais la matière glacé s'enfoncer dans mon pied et je la plaquais contre le mur. Tu te crois forte gamine ? Mais sache que tu n'es rien ici comparé à moi.
Alors toi aussi ? Tu es un destin brisé, alors toi aussi ? Tu es ce que la cruelle vie a fait de toi, tu as trahi ton destin ? Je ne me souviens pas de toi ainsi, capable de détruire le fertilité d'un homme comme tu viens de le faire. je me souviens de toi pleurant pour un chat noir agonisant.

"Disons que je suis un vieil ami de ta famille adoptive que je connaissais bien. Paix à leurs âmes."

Répliquais je avec un sourire narquois et un regard dément qui voulait tout dire et rien dire à la fois. Ton frère ? Il est bel et bien mort lorsque les gardes ont tués ses parents, il est mort avec eux. C'est moi, messager de la mort qui l'ai assassiner et pris sa place, n'y crois tu pas ? Oh mais je ne te dirais pas ça comme ça évidemment. J'ai envie de jouer avec toi ! Et tu ne découvriras pas mon identité aussi facilement. Je me mettais à genoux sans me soucier du verre et dans une macabre parodie de baisemain, je léchais ses doigt d'un mouvement aussi obscène que terrifiant.

"Il m'a beaucoup parlé de toi, Yui-chan. Mon cadeau ne te plaît il pas ? J'ai mis tout mon cœur à la peindre, je ne doute pas que tu es capable d'admirer toute sa portée. Allons. . . Un si bon vin gâché par une crise de colère, vous devriez vous calmer, de plus vous risquez de vous blesser"

Et je souris, je souris terriblement, acteur d'un drame morbide, mais ce sourire, n'était il pas destiné à cacher un sourire plus profond et bien plus sincère, un sourire enfui que je ne m'avouais pas ? Le sourire d'un gamin oublié.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Mer 27 Aoû - 20:02

Serait-ce possible alors ?

T’importer ? Je haïssais cette façon qu’il avait de me tutoyer alors que je venais de le connaître. Etait-ce parce que j’étais une femme ? Ou simplement parce qu’à ses yeux je ne faisais pas partie de la même classe que lui ? Oh oui très cher, visiblement, nous n’avons pas les même valeurs, quel dommage. Qu’il crève cet homme sans le moindre intérêt. Son identité ? Mais parce qu’il en savait trop, beaucoup trop. Et qu’il remuait tous mes souvenirs, chose que j’avais décidé de ne plus du tout regarder. Regarder en arrière, me confronter à mon passé, je ne voulais plus. Je ne voulais plus penser au souvenir de Kaito. Je ne voulais plus voir son sourire, je ne voulais plus sentir son souffle et sa main chaude prendre la mienne, glacée. Je ne voulais plus de cet attachement qui me faisait perdre mon sang froid dont je ne devais pas me séparer. Je n’en voulais plus. Je ne répondais pourtant pas et l’observais s’approcher de moi, ses bottes de cuir encaissaient le choc du verre, les siennes s’arrêtaient au mollet, les miennes remontaient jusqu’aux cuisses. Je l’observais s’approcher, mon regard était haineux et mauvais, comme s’il voulait dire un seul mot : dégage. Je sentais ses mains sur ma peau, cette odeur, je la reconnaissais, mes yeux s’écarquillaient, qui était-il exactement ? Cette odeur. Des milliers d’images de Kaito se perdaient devant mes yeux. J’ouvrais mes yeux qui s’étaient clos et voyais le conseiller. Salaud. Un vieil ami de la famille ? Comment ça ? Pourquoi ne me rappelais-je pas de lui et pourquoi me connaissait-il ? Après tout je n’aimais pas tellement mes parents adoptifs, je me laissais véritablement approchée seulement par Kaito, je ne voulais pas accepter l’adoption, ce n’était pas une famille, c’était une famille de substitution, j’étais en trop. Je l’observais se mettre à genoux, le suivant de mon regard ampli de haine. Ma main. Ses lèvres. Sa langue. Je la sentais glisser le long de mes doigts où le sang et le vin se mélangeait. Je tentais de retirer ma main mais il la gardait, je sentais mes jambes hésitantes mais je le cachais beaucoup trop habilement.


« Je doute que Kaito vous ait parlé de moi, il ne m’aimait pas et mon considérait comme une raclure, une tâche que l’on aurait ajouté à sa famille parfaite. Quand à mes parents adoptifs, je n’étais pas assez intelligente à leurs yeux. Je n’étais qu’une ratée de ne pas être sortie du foutu ventre d’une aristocrate pompeuse. »
Lâchais-je froidement.


Je le voyais alors arrêter ses jeux théâtraux pour se redresser et s’approcher dangereusement de mon corps. Voulait-il se coller contre moi ? Et bien je l’y aiderais. Mes jambes s’accrochèrent alors à sa taille et je l’attirais à moi. Dans un mouvement de bascule je le faisais tomber au sol et me retrouvais au-dessus de lui, à califourchon. Je plongeais mes yeux dans les siens et un léger sourire illuminait mes lèvres. Mes mains attrapèrent ses poignets et je le mettais à genoux, je l’y obligeais d’une simple pression à la nuque.

« Excusez-moi, je deviens quelque peu agressive quand on se met à parler de mes souvenirs tendres. Ne vous a-t-on jamais appris à vouvoyer et à respecter les femmes ? »
Demandais-je en appuyant à un point stratégique.

« Excusez-vous. »
Grognais-je.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Mer 27 Aoû - 21:30

Une tâche ? Une raclure ? Tu étais l'éclatante tâche blanche dans le monde si terne qui étais celui d'un enfant noble dans une famille stricte. Une famille que j'aimais pourtant, sinon serais je ainsi aujourd'hui ? Tuant pour la haine, massacrant pour la vengeance! Mais que Kaito te considérait comme une intruse, comme un élément de trop dans son monde ? Ah quelle connerie tu étais son monde, tu étais le monde du petit garçon que j'étais. Il est vrais que d'abord le petit garçon fut distant, mais c'était de la timidité, il ne voulait pas donner sa confiance si facilement. Et après ? Après ça ? Après ça tout fut différent, Yui étais la petite fille qu'il voulait protéger. Yui était jolie, était douce, était attendrissante et Kaito lui, était amoureux.
Mais aujourd'hui, tout à changé.
Mais ce jour là, tout a basculé.
J'ai changé de camp et mon esprit m'a suivi dans mon lent mouvement de retournement, sauf que de son coté, il ne s'agissait pas de Royaume, il s'agissait de valeurs, il s'agissait de bien et de mal, de raison et de démence. Il s'agissait de la façon de voir le monde, des sentiments nouveaux, la haine, la rancune. Alors j'ai enfui le gamin qui fut Kaito. Alors j'ai enfui l'amour qui fut le sien, j'ai enfui mon passé tout en m'en souvenant chaque jour si parfaitement. La première victime de ma décadence meurtrière fut moi même, mon premier meurtre fut à l'encontre de ce petit garçon amoureux de sa sœur adoptive.

"Justement, ais je dit la manière dont il me parlait de toi ? En bien ou en mal qu'est ce que t'en sais ? Ne soies donc pas prétentieuse, après tout l'avait tu compris, l'avait tu apprécié comme tu te devait ? Si tu te considère en trop dans ta famille, tu pense pas que t'aurais dû faire des efforts pour t'y intégrer ? Oui il m'a parlé de toi, il me parlait de toi chaque fois que nous nous voyions, et je t'assure que nous nous voyions souvent ? Le pauvre, pourrissant dans sa tombe."

Répliquais je à la jeune femme avant de me relever. J'étais chauffé, j'avais envie de la provoquer, de la pousser à bout, sans perdre mon sang froid et ma froideur une seule seconde, sans délaisser mon sourire dément, mon regard sadique. Je me collais à elle. . .
La suite fut rapide, je comprenais chaque geste, saisissais tout ce que j'aurais dû faire pour m'en défaite. Après tout j'étais fort, plus fort, je devais être plus fort, j'étais LE plus fort et jamais je n'avais trouvé combattant à ma taille. Mais il n'était là pas question de combat et l'enchaînement fut si surprenant et rapide que j'étais à bloqué, à genoux à ses pieds en moins de temps qu'il faut pour dire "j'aime les bananes" et de rire bêtement pour corroborer sa phrase.

"Des souvenirs tendres ? Ma pauvre souviens t'en bien car il n'y qu'à cet âge que la tendresse peut exister, et encore, n'est elle pas déjà un mensonge ?"

M'excuser, elle allait trop loin, on ne portez pas atteinte à ma fierté ainsi.

"Va te faire foutre, je ne suis pas comme ton petit frère adoptif, je ne suis pas un lâche, j'affronte ce que j'ai à affronter et je part pas en courant. Je ne m'excuserai pas, tu peux crever."

Répliquais je en crachant par terre. Ma fierté ainsi bafouée, mon sang froid il y a une minute si assuré était affaibli. Je sentais les morceaux de verres s'enfoncer dans mes genoux et saignait. Malgré tout mon entraînement, je ressentais toujours la douleur physique et j'avais mal, très mal, mais prenait sur moi pour ne pas le montrer.

"Tu te crois forte,tu te crois maligne, mais si j'étais toi je ferais attention à mes actions. Tu ne connais pas les gens que tu te met à dos. . ."

Lui fis je remarquer hargneusement.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Mer 27 Aoû - 22:18

Le diable ? Etrange, nous avons le même prénom.

Oui je m’étais vite avancée. Et alors ? De quelle manière pouvait parler Kaito de moi, Yui ? Comment me voyait-il ? Qu’étais-je à ses yeux ? Qu’avait-il pu avouer vis-à-vis de moi ? Avait-il des sens sentiments ? Ressentait-il du dégoût à mon égard ? N’étais-je qu’une plaie à ses yeux ? Ou le soulageais-je lorsque je le prenais contre mon en espérant que son sourire revienne ? Mais pourquoi m’embrouillais-je l’esprit ? Ce conseiller n’était sûrement qu’un menteur. Mais s’il était en train de me berner, comment pouvait-il savoir autant de choses sur moi ? Comment ? Si je l’avais apprécié comme je le devais ? Que voulait-il dire exactement ? Je l’aimais. Du plus profond de mon cœur, j’étais dégoûté de cet amour qui semblait incestueux même si nous n’avions pas le même sang mais qui aux yeux de la loi en était un. Je ne lui avais jamais avoué, comment ? J’étais tellement jeune, connaître l’amour si jeune semble impossible, idiot, improbable, mais rien n’est impossible. Ce sentiment de pouvoir donner sa vie, de pouvoir souffrir, de consacrer sa vie à une seule et même personne. Quels efforts ? Quand la mère de Kaito avait vu que j’étais tellement attachée à lui elle s’était sentie vexée, et puis, je ne les sentais pas, comment l’expliquer ? Il a des personnes qui malgré tout ce qu’elles peuvent faire, semblent malsaines et mauvaises, pour moi les parents de Kaito étaient ainsi. Je me trompais sûrement, mais c’était mes sentiments. Il parlait de moi à chaque fois ? Mais avec dégoût ou avec envie ? Un frisson me traversait. Aurait-il été possible qu’il soit attiré par moi ? Pourrissant dans sa tombe.


« Fermez-là. »
M’écriais-je.

« Kaito est . . . »
Kaito est vivant.


Non. Comme tu es idiote. J’avais sentis une boule au creux de ma gorge m’empêcher de parler. Je ne pouvais accepter qu’il fût réellement mort. Je l’avais accepté, mais maintenant, là, en face de ce conseiller, je n’arrivais plus à l’accepter. Je ne voulais pas. Je voulais une dernière fois sentir son souffle. Salaud. Pourquoi me rappelait-il l’unique personne à laquelle j’étais attachée ? Je serais brusquement le poing et l’envoyais violement dans sa mâchoire. Une fois à genoux il essayait de me toucher par les sentiments. Je le fixais sans ciller. Traitait-il Kaito de lâche ? Il allait le regretter amèrement. J’attrapais ses cheveux en main et tirait dessus pour le faire basculer la tête en arrière. Crachat par terre ? Moi je lui crachais directement au visage. Je lâchais ensuite ses cheveux et le regardais.

« Croyez vous me connaître ? Vous voilà bien prétentieux. »
Murmurais-je en appuyant sur son genoux pour que le verre s’enfonce encore.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Mer 27 Aoû - 23:20

Là fermer ? Oh non je m'amuse tellement. . . Tu as beau me mettre par terre, tu as beau me pousser à bout, c'est un jeu à double tranchant, et je le vois, je le sens, je ne crois pas me tromper après tout, j'arrive à te toucher, sans que tu puisse le reconnaître. Mais est ce vrai ? Après tout tu es si fière, si mystérieuse tout en restant si agressive. Aha, c'est le genre de jeu qui ma plaît. Et pourtant je sens que je ne vais pas gagner. Refusant de perdre tes geste, tes paroles, tout ça m'énerve sérieusement et je n'arrive plus à garder mon sang froid, comme si des sentiments inutiles et superflus que j'arrivais à outrepasser venait m'importuner.



"Kaito est mort! Je l'ai tué moi même, je l'ai tué en voyant sa lâcheté, et je l'ai enterré bien profond ou personne ne pourra le retrouver."



Sens la clarté limpide de mes paroles, sens sa froideur glaciale, sens la lame de ma déclaration s'enfoncer dans ta peau Yui. Si souffrir est jouissif, faire souffrir est bandant. Et je t'éclabousserais de la haine que j'éprouve moi même. Celle que je me voue tout seul, celle qui me fait me détester devant la miroir. Toi aussi ressens cette rage à l'encontre du conseiller, de celui que je suis, de celui qui a remplacé ton frère bien aimé!


" Oh oui tu sais que c'est vrai Yui."
Encore un poing dans les dents, pouvais je le supporter plus longtemps, je pâlissais, j'en avais assez. Qu'avait elle à ainsi provoquer des gens plus puissants qu'elle, qui pouvais la faire tuer pour ça que ce soit devant la loi, par le biais d'assassins, ou peu importe. pour ce genre d'affront j'aurais pu même lancer l'armée à sa rechercher. Mais évidemment le point auxquels je détestais les soldats me bloquait sur ce point. J'essuyais réellement en colère, sans plus tenter de le cacher, mon visage et lui lançais avec hargne.



"Je te connais plus que tu ne le crois mais par dessous tout, je connaissais Kaito comme moi même. C'était un lâche, je l'ai vu abandonner ses parents agonisant, fuyant ses bourreaux alors qu'il aurait du se battre. Je l'ai vu Yui et je m'en souviens comme d'hier, on me dit doté de la meilleure mémoire de stonefolm et de pallengad réunit, alors crois moi, je me souviens du moindre trait de son visage lorsque je l'ai vu pleurant alors qu'il débarquait à stonefolm. Je me souviens de ses larmes à chaque fois qu'il me parlait du passé. . . Oh nous étions amis mais j'ai finis par détester ce sentimentalisme de merde. . . Et là, j'ai lentement enfoncé mon sabre dans son corps pour le rendre à la terre."


Tout en disant ses mots, mes cheveux blanchissait doucement eux aussi, cela se remarquait il j'avais moi même encore conscience, mais moi même, remarquais je ce qui m'arrivait. Certainement pas sinon j'aurais essayé de l'en empêcher. Mais la colère dont elle m'emplissait me faisait perdre tout contrôle et je détestais êtres mis à mal.


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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Jeu 28 Aoû - 21:57

Tu es le plaisir de mon soupire.

Mort. Kaito est mort. Ces mots résonnaient dans mon esprit comme si je ne pouvais pas les arrêter. Kaito est mort. Sens-tu ce pieu s’enfoncer au plus profond de ton être ? Sens-tu cette douleur ? Toi qui croyais que la moindre bride de sentiment s’était évaporée de ton être. Peut être, qu’une infime partie de mon âme avait osé espérer qu’il ne soit pas mort dans cet incendie, peut être qu’une infime partie de moi avait osé espérer qu’il me cherchait. Et là, je sentais un peu plus sa mort, je sentais un peu plus que je n’avais réellement rien à quoi me rattacher.

Peut être que cet infime espoir était ma raison de vivre.

L’île qui me secourra, la personne qui me rendra le sourire, le seul auquel je ne m’étais jamais attachée. Kaito, reviens. Ne laisse pas la mort m’emmener, ne laisse pas ma tristesse, ma douleur et ma haine, me noyer. Retiens-moi. Prends ma main et emmène-moi loin. Loin de tout. Comme tu m’avais promis que tous les deux nous nous enfuirons. Loin. Plus loin que personne n’étais jamais allé. Jusqu’au bout du monde, au bout de l’espoir et des mirages. Quitter toute population pour nous suffir l’un à l’autre.

Promet le moi encore.

Promet le moi Kaito.

Kaito, tu n’avais pas le droit de me laisser, tu m’avais promis.


« Il . . . Il m’avait promis de . . . Jamais . . . »
Murmurais-je avec haine entre mes dents.


Quoi ? Non. Il ne pouvait pas le connaître aussi bien que moi je le connaissais. Kaito, dis moi qu’il ment, dis moi. Kaito, répond moi. Kaito. Non, il n’était pas lâche, je le sais. Je l’avais trop de fois donné de son sang pour moi. Ces gifles qu’il avait encaissées à ma place, que je m’étais rendue moi-même parce que je ne supportais pas qu’il souffre. Des larmes ? Kaito ? L’avais-je déjà vu pleuré ? Sûrement. Je serrais les dents. Retenant mes larmes. Alors Kaito avait survécu et c’était lui qui l’avait tué ? Bien. Je le tuerais de mes propres mains. Je décrochais le couteau de ma cuisse et le posais tout contre sa gorge. Ses cheveux ? Pourquoi ? Comment ? Je reculais et enfonçait brutalement le couteau dans la paume de sa main.

« Aucune de vos paroles ne sali l’image de Kaito dans mon esprit. Il était et restera la chose la plus cher à mes yeux. »
Dis-je en plongeant mes yeux dans les siens.


J'ai à nouveau une raison de vivre : vous tuer.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Jeu 28 Aoû - 22:33

Sois sage Ô ma douleur.
Promesses, paroles enfuies sous une terre noire. . .
Souvenirs brulants d'un feu sans âge. . .
La douceur immaculée de tes cheveux d'argents aux creux de ma main.
Aujourd'hui tout ça n'as plus d'importance.
N'est ce pas ?
Bien sûr, crève et ferma ta grande gueule si méprisable, nostalgie.
Et tiens toi plus tranquille.
Tu étais tout pour moi, tout pour ce petit garçon aux yeux si tendres. Chacun de tes souffles était comme un signal que sa vie pouvait continuer. Chacune de tes douleurs était comme une alarme qu'il ne pouvait supporter. Chaque pleur, chaque goutte de sanglot, était pour cet être au cœur si noble une goutte d'acide dévorant son cœur. Et ce n'était que lorsque tu allais mieux, que je pouvais renaître.
Mais tout ça est le passés. Souvenirs immuables et que l'on ne peut arracher, mais souvenirs tout de même. Et qui ne changeaient rien à la situation présente qui était ce que moi j'étais.
Un homme froid, sans cœur, sans sentiment hormis la haine et le désir de vengeance. Un monstre sadique, un psychopathe au regard destructeur, le diable.

"Ne sais tu pas que les lâches ne tiennent leurs promesses ? Oh mais ne t'inquiète pas, Kaito t'aimait plus que tout, il aurais tout donner pour te retrouver, chaque parole, chaque pensée dont il me faisait part, c'était pour toi. Et son dernier mot fut ton nom , Cela te fait il plaisir ? Il fallait que je te le rapporte, c'est moi qui ai recueillir ce dernier mot. C'est moi qui le lui ai fait cracher. Oh que je le haïssais. Oh comme encore aujourd'hui j'aime baiser sur sa tombe, souiller sa mémoire. Et je vais enfin pouvoir arracher à la vie la chose qui lui était la plus précieuse. Regarde moi Kaito, petit merdeux, je vais te prendre ta précieuse sœur, pleur sale lâche car tu ne peux pas la sauver, tu n'auras pu sauver personne, Kaito pauvre bon à rien! INCAPABLE d'aider ses parents, INCAPABLE d'aimer celle que tu as toujours aimé, pourrissant dans ta tombe tu n'auras jamais servi à personne, si t'auras servi à me divertir un temps et à aiguiser mes sabres. . . C'est tout."

Alors que la colère m'emportait. Je ne sentais même plus la lame s'enfoncer dans ma paume et pourtant, ce fut le déclencheur de cette pâle décadence. Annihilant toute conscience et une raison déjà si faible. Moi déjà monstrueux sous forme d'être humain, devenait monstre concret alors que j'exhibais mes crocs d'ivoire.
Une peau de marbre.
Un regard carmin, plus sanglant que jamais.
Des cheveux de neige et ses crocs qui bientôt, seront souillés de ton sang!
Je ne pensais plus, je n'avais plus conscience de rien. Je me redressais et souriais, je me comportait encore comme un âtre humain mais je ne le savais pas. Car l'anesthésie locale avait ciblé mon esprit. Moi à la mémoire si reconnue. Je savais que je ne me souviendrais de rien une fois moi même. Je parlais, d'une voix grave et rauque et pourtant suavement démente.

"Oh ma belle Yui, c'est toi que je salirais, c'est le carrelage qui s'éclaboussera de ton sang."

La lame dans ma main, était tombée d'elle même, et la cicatrice s'était seule refermée. Sans même avoir le temps de dire ". . ." j'étais derrière elle, je la poussais au sol comme si il s'agissait d'une plume.
Ma vision décuplée.
Une ouïe qui me permettait d'entendre le moindre battement de son cœur.
Un toucher qui serait capable de détruire le mur qui se trouvait derrière moi.
Un odorat obnubilé par une seule odeur, ce sang, plus doux que n'importe lequel, plus attirant que tous.
Un goût qui était inutilisé, pour l"'instant, mais qui était impatient de pouvoir savourer, ce liquide vermeil.
Sans m'en rendre compte, je m'étais retrouvé à quatre patte au dessus, d'elle entravant ses poignets, bloquant ses jambes avec une des miennes. Je lui volais un obscène baiser.

"Oh Yui, savoure ce que tu as provoqué. . . Et laisse moi goûter à ton sang!"

Lançais je en riant.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 30 Aoû - 19:25

Diable, montre-moi ton enfer.

Tenir ses promesses ? Il a toujours tenu ses promesses. Kaito ne m’avait jamais mentis et il avait toujours fait tout ce qu’il avait dit. Sauf m’abandonner. C’était la première fois. Et malgré le fait que je le pensais mort, je savais que j’avais eus cet espoir au plus profond de moi, espoir qui m’avait permis de tout accepter au cours de ma vie. Absolument tout. Oh oui j’étais jeune, mais cela ne veut rien dire, ce sont les expériences qui font grandir et non les années. Tout donner ? C’est faux. Je ne représentais pas tant de choses aux yeux de Kaito. Au contraire, je l’exaspérais, je l’énervais et il se forçait à m’apprecier. Il avait finis par quelque peu s’attacher à moi mais pas autant que ce conseiller le prétendait. Connaissait-il vraiment Kaito ? Etait-ce la vérité ? Ou rien que des mensonges ? Peut être avait-il simplement des relations, ou un pouvoir spécial. Je voterais plutôt pour la deuxième proposition. Son dernier mot ? Mon nom. Non, ne le crois pas Yui. C’est faux, il veut t’avoir, il veut te manipuler en faisant naître en toi des sentiments qui avaient disparus. Ne te laisse pas faire. Haïr ? Coment haïr Kaito ? Oh, oui, qu’il était froid, qu’il était mauvais parfois. Mais non. Baiser sur sa tombe. Crève. Comment oses-tu salir et souiller cette personne qu’est Kaito ? Comment oses-tu salir cet homme ? je n’étais pas la chose la plus précieuse à se yeux. Ne me mens pas, arrête de me mentir. Arrête. Il avait cette fille, qui était là bien avant moi, cette fille, elle était la chose la plus importante à ses yeux. Son amie d’enfance qui pour moi, quand je les voyais, était bien plus qu’une amie. Elle. C’était son nom à elle qu’il avait dû dire et maintenant il voulait me toucher, il voulait m’avoir. Mais il ne devait pas. Aucune chance. Aimer ? Parlait-il de moi ? Je ne te crois pas de toute manière. Je te hais conseiller. Je te tuerais, tu souffriras bien plu que tu ne peux l’imaginer.


« C’est vous l’incapable. Vous cherchez à me blesser sans y parvenir. »
Grinçais-je.


Voulait-il me tuer ? Je ne baissais pas les yeux pour autant et mes yeux se plongeaient dans les siens. Voulait-il réellement tacher le carrelage de mon sang ? Mais de quelle manière ? Comment ? Voulait-il me tuer ou simplement me blesser ? Qu’importe, j’avais l’intime conviction qu’il y parviendrait et cette impression ne me plaisait pas du tout, mais alors pas du tout. Mon sang ? C’est mon sang que tu veux voir couler ? Je sais que tu y parviendras, mais à quel prix ? Vas-y, saigne moi, ma vengeance n’en sera que plus mauvaise.

« Vous en salivez d’envie, n’est ce pas ? »
Susurrais-je en reculant.


Alors je voyais son image changer encore. Ce n’était plus que ses cheveux, c’était à présent sa peau qui devenait aussi clair que la mienne, si ce n’est plus. Ses crocs qui venaient à se montrer. Un vampire. Je savais que ces créatures pouvaient être particulièrement dangereuses. Elles étaient douées pour vous effrayer et pour, pire encore, vous séduire. Qu’allait-il me faire ? Nos rôles s’inversaient adroitement et il se trouvait à présent sur moi. Je sentais ses lèvres. Baiser obsène. Les miennes ne s’étaient même pas entrouvertes. Je n’avais même pas sentis son goût. Heureusement. Je détournais la tête. Ne me touche pas.

« Un millésime, appréciez-le. »
Répondis-je.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 30 Aoû - 21:22

Incapable moi ? Et toi, incapable de comprendre. . . Incapable de t'en apercevoir. Mais que s'est il passé, qu'est il arrivé à tes yeux pour qu'ils ne puissent même plus me reconnaître. Tu as profondément vexé le gamin dans sa tombe spirituelle Yui, tu aurais pu, tu aurais du, me retrouver dans une foule de milles personnes, sentir mon odeur qui pourtant n'as pas changé, la couleur de mes cheveux, de mes yeux. certes la démence à quelques peu déformés mes traits, soit, j'avais douze ans. Mais que d'excuses inutiles.
Et alors ?
Alors si tu m'avais reconnu, qu'aurais je fait ?
Le temps de la tendresse et de la pure innocence est si loin, il nous est impossible aujourd'hui de l'atteindre. Et je suis bien trop enfoncée dans le chemin de la vengeance, je ne puis plus en retrouvé la sortie. Et même, si je laissais de coté ce désir de vengeance, ce sadisme, cette folie, que me resterait il alors ?
Que dalle!
Je ne serais rien sans ce désir de sang, Sans cette glace qui perce mon âme. Mon coeur est trop pourri pour qu'on puisse le récupérer. Le mal a tellement infesté mon sang, ma chair, mes muscles, mes os, que je suis devenu le mal. La mort à tellement vécu par moi qu'elle s'est installé dans mon bras vengeur. La rancune occupe tellement mon esprit que mon esprit lui même n'est plus qu'un nuage impalpable de rancune.
Alors si tu m'avais reconnu qu'aurais je fait.
J'aurais été bien incapable de tout recommencer. Je le serai à jamais. Kaito est mort, tué par le diable qui a pris son corps. Fin de la partie, rideau, ending désespéré et tout ce qui s'ensuit...

"Oh ? Cela ne t'affecte pas ? Je ne parviens pas à te blesser. Laisse moi te raconter encore une partie de ma vie, ou plutôt de la vie de ton frère après que tu l'aies perdues de vue. Ce n'est qu'une soirée, son dernier soir."

ça t'intéresse pas ? Rien à foutre, allez, début du retour en arrière! Je la fixais avec mon sourire sadique et prenais une voix neutre et froide.

"Kaito est mort, le dixième soir du huitième mois il y a de cela 11 ans. Nous avions le même âge, nous étions réfugié chez un vieil homme, un ancien assassin au bort de la mort, qui ne rêvait que d'une chose, pouvoir confier ses secrets à quelques disciples. Nous étions deux orphelins et nous avions été choisis par ce vieillard, paix à son âme. L'entraînement était dur et une fois encore, il passa la soirée à penser à toi."


A cet instant de l'histoire je la regardais à nouveau, si mes yeux étaient dans les siens, ma pensée était autre part. Elle était dans cette vieille maison, ce soir là. Le vieux maître m'avait demandé quelque chose, désirant me tester. Il m'avait confié mon premier meurtre. Je me souvenais du regard horrifié du premier homme que j'avais tué, avec toute sa famille, femme, enfant. Il s'était défendu, m'avait même entaillé mais cela ne suffit pas à les sauver. J'étais rentré changé, Kaito était bien mort ce soir là. Et juste avant sa mort il avait pris de l'encre et du papier et avait écrit.

"Ce soir là, comme troublé, il m'a demandé une faveur, il m'a dit de te confier la lettre qu'il allait écrire si je mourrais après lui. Je veillais d'ailleurs à ce que ce fut le cas."

Je sortis de ma poche, une légère enveloppe de cuir, ou un papier chiffonné Laissais lire, dans l'écriture que j'avais à cette époque, celle du jeune Kaito.

Citation :
Yui, à douze ans je pense avoir grandis bien trop vite. Je voulais juste te dire au revoir. Après tout, le jour ou d'une manière ou d'une autre, tu recevra cette lettre je serai peut être mort, si l'on en croit ma vie maintenant... Sache bien que j'ai désiré ardemment survivre pour toi, pour tenir ma promesse, et que si cela ne put être le cas, j'en suis désolé, je ne m'y attendais pas et ai tout fait pour que ça n'arrive pas. Je ne me sens pas vraiment bien. Je revois tous tes traits, je revois ton visage. Et je me dis que la vie n'aurait pu valoir la peine d'être vécue qu'à tes cotés. Tu va me prendre sûrement pour un fou, après tout, tu es ma sœur adoptive. Mais je crois que je t'aime. Tu étais ce à quoi je tenais le plus et à quoi je tiendrais toujours.
Tendre amour. Ton frère, Kaito.

Et je me souvenais comment la scène s'était vraiment passé, j'avais écris, en pleurant, en saignant, laissant d'ailleurs sur le papier les tâches de mon sang. J'avais désiré faire envoyer cette lettre mais en regardant devant moi, mon avenir, je réalisai que je ne devais vivre que pour la vengeance, oublier tout le reste, je fermai mon cœur au cri de ceux que j'avais tué et l'ouvrais à la rancune et à la haine. Kaito était mort ce soir. Alors je chiffonnais la feuille, et me rétractai pour finalement la glisser dans l'enveloppe qu'elle n'avait pas quitté.

"Tu vois ce sang, cela m'énervait vraiment de le voir tellement hanté par toi! Je le considérais comme un frère, un ami, un rival aussi, mais lui, n'en avait que pour toi, je n'étais bon qu'à recueillir ses confidences! Et bien son sang aura signé sa lettre!"


La scène continuait comme dans un rêve sanglant.
Alors je salivais d'envie ? Certainement mais je l'aurais formulé d'une manière plus classe. Il était vrai, il était vrai que je la désirais à présent, et par dessus tout, je voulais son sang. Tout s'était enchaîné si vite, à partir du moment ou j'avais comme qui dirait perdu le contrôle.
L'odeur de son sang, m'attirait de plus en plus, comme jamais sang ne m'avait attiré, comme jamais rien ne m'avait attiré. Je me sentais pas maître de mes actes, je sentais qu'y goutais, étais plus une nécessite qu'une option. Et je ne tardais pas plus longtemps, enfonçant mes crocs immaculés dans sa gorge blanche. Éclaboussant mon cœur de son sang, je goûtais à elle. Et je sentais à la fois un sang si doux et un sang si fort, qui coulait sur mon cœur meurtri. Et soudain plus rien. . .

Je m'étais fais une raison.
J'avais pris l'habitude.
Je vivais avec comme un fardeau.
Je vivais avec et ne m'en rendait même plus compte.
Et soudain, soudain là, disparue. La douleur s'était envolée. La haine s'était évaporée. Je me sentais profondément purifié. Une sensation que je n'avais plus ressenti depuis douze ans. Lorsque la douleur avait commencé ce fameux jours, elle ne s'était jamais arrêté et je m'étais pensé condamné à vivre avec et soudain. Son sang fit tout disparaître. Et des larmes coulèrent de mes yeux, moi qui jamais ne pleurait. Et je fis un bond en arrière ne comprenant plus rien. Me recroquevillant sur moi même. Je me calmais, reprenais ma couleur normale, reprenais mon apparence première. Et pleurait, mais elle ne pourrait comprendre, non ?
Son sang avait eu l'effet d'un calmant. Il m'avait permis de quitter cette furie destructrice qu'était ma malédiction. Mais m'avait aussi permis d'entrapercevoir un monde sans la haine et la douleur, et maintenant que je revenais à la normale, je sentais ma douleur doublée en même temps que ma haine pour ce monde, pour Pallengad, pour ses soldats. Secouant le visage comme pour chasser les sentiments indésirés j'accrochais à ma face ce sourire de sadique et lui lançais.

"Délicieux, le meilleur que j'ai pu goûter. . ."
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 30 Aoû - 22:21

Quelle est la chose qui te pousse à être ainsi ?

Une partie de ma vie, ou plutôt, une partie de sa vie. Voulait-il me faire croire qu’il avait vécu tellement de choses avec Kaito ? Kaito ne s’était jamais accroché à personne, alors comment pouvait-il me faire croire qu’il avait été un poids pour ce conseiller ? Pour être ami avec Kaito, il faut le vouloir, car ce n’est pas lui qui vient à vous. Comptait-il me faire croire tant de choses ? Vérité ou mensonge ? Où placer la limite ? Je ne savais, je partais de la conclusion que tout ce qu’il disait était faux, et je cherchais le vrai à partir de là, autant dire que mon esprit n’était que peu ouvert à toute probabilité. Son dernier soir ? Rien n’était logique dans ce qu’il disait. Il me disait l’avoir tué d’une manière et la version semblait différente de la première, que cherchait-il ? Un entrainement ? Visiblement pas aussi dure que celui que l’on m’avait obligée à suivre, mais portant moins ses fruits aussi.

Une lettre ? Je n’peux pas y croire. Je ne dois pas y croire.

Mes yeux glissaient sur le papier et je voyais le sang, l’eau montrant les larmes et les mots hasardeux. Non, Kaito n’avait jamais été si faible face à moi, ça ne pouvait pas être lui. Je crachais au visage du vampire et ne reculait pas. Ce sont les peureux qui reculent. Il faut affronter toute peur. Mais je crois que je t’aime. Ces mots résonnèrent. Ces mots étaient inventés de toute pièce. Pathétique de la part d’un sadique. Je serrais les dents à tout ce qu’il disait.

Ferme là.

Ferme là, tu vas en baver.

Je le sentais alors se pencher et mordre brutalement ma peau fine. Je sentais ses crocs pénétrer en moi. Quoi ? Pourquoi ? Cela ne me faisait pas mal. Au contraire, je sentais une chose que je n’osais pas avouer. Du plaisir. Cela me faisait du bien. J’abandonnais l’idée de me débattre, dans cet état il était bien plus fort que moi. Mais je pouvais sentir cette vague de plaisir, un peu plus et j’aurais été capable de gémir. Juste qu’il me dégoûtait. Je le voyais alors reculer brutalement. Une illusion ou pleurait-il réellement ? Cela ne pouvait pas être possible. Je le voyais alors me regarder. Le meilleur ? J’attrapais alors la lettre qui était tombée au sol et la mettait devant une bougie. Elle prenait feu. Je laissais le tas de cendre s’évaporer dans l’air puis je me tournais vers le conseiller.


« Imiter une écriture ? Quel jeu ennuyant et enfantin. »
Grinçais-je.


Je m’approchais alors de lui et lui crachais au visage.

« Sortez. »
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 30 Aoû - 23:28

Et je regarde devant moi se consumer, tout ce qu'il me reste de ce temps oublié ou je pouvais encore être considéré comme un être humain.
Et je vois tomber au sol, les cendres de Kaito.
Mais qu'est ce que j'en ai à foutre, je voulais te faire lire cette lettre, ce fut la dernière volonté de celui que je fus, elle a été réalisée et son support, à quoi servirait il à présent ? Tu ne me crois pas ? Essaye de sentir dans ton cœur que c'est bien ton bien aimé frère qui a écrit cela. Tu le vexe encore le pauvre, pleure il dans sa tombe ?

"Tu me crois donc si bas ? Et bien crois en ce que tu veux mais je pense moi que tu salis la mémoire de Kaito en ne voulant pas reconnaître la vérité. . ."

Lui répliquais-je, essayant tant bien que mal de la pousser à bout moi aussi, comme elle avait réussi à le faire elle même.
Je me relève. Le gout carmin de ton sang rougeoyant est encore dans ma gorge si présent et mes larmes effacées coulent encore dans mon cœur. Mais tout ira pour le mieux. J'ai juste baissé ma garde mais je ne laisserais pas ainsi s'écrouler mon sang froid légendaire une autre fois. Je la fixe.

"Si vous êtes encore intrigué à propos de Kaito, n'hésitez pas. . . Mais vous pouvez croire sur parole tout ce que je vous ai dit."

Je me retournais, et en passant ma main dans mes cheveux, laissait volontairement glisser ma manche pour qu'elle puisse apercevoir un bracelet, son bracelet, simple chaîne d'argent d'où tombait une fine rose.

"Si vous avez besoin de quelques chose, vous pouvez toujours faire mander une soubrette du château. Je crois qu'il y en a une que vous devez connaître au moins de vue, elle se nomme Asa."
Je posais alors ma poignée sur la porte.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Sam 30 Aoû - 23:48

Bas ? Mais l’enfer n’est rien comparé à la bassesse que tu incarnes à mes yeux.

Il se retournait, passait sa main dans ses cheveux et . . . Je ne discernais plus aucun autre de ses mouvements. Mes yeux étaient simplement focalisés sur ce qui pendait à son poignet. Mon bracelet. D’où l’avait-il ? Alors il avait réellement connu Kaito ? Mais pourquoi avait-il gardé ce bijou ? Lui ? Lui qui n’était pas concerné par la valeur de l’objet ? Pourquoi ? Pourquoi tout s’emmêlait dans mon esprit ? Pourquoi tout me semblait tellement lointain ? J’avais la sensation que tout autour de moi glissait entre mes doigts, comme la lumière, comme la poussière, comme tout. Qu’étais-je ? Je voulais le tuer. Je pouvais le tuer, maintenant, il ne s’y attendrait pas. Mais je ne pouvais pas, je ne pouvais pas avant de toute savoir. Avant de savoir pourquoi, comment, qui, où. Et tant d’autres choses qui cherchaient des réponses au fond de mon cœur, de mon âme, de mon esprit. Regarde cette rose, regarde, tu lui avais offert. C’était ton bijou, l’objet qu’il te restait de ta mère mais que tu avais mis à Kaito, pour tout lui prouver. Ma main partait en avant, comme pour retenir un souvenir enfuit, se tendant vers l’objet.

« Kaito . . . »
Murmurais-je de manière à peine audible.


Une autre chose résonnait dans ma tête. Asa. Oui c’était elle. Elle que je voyais toujours avec Kaito, après tout ils avaient à peu près le même âge, si ce n’est le même. Ils étaient ami, meilleurs amis, si je me souviens bien. Et lorsque je les voyais ensemble, mon cœur se serrait toujours un peu plus fort. Je la voyais, avec ses longs cheveux clair, ce visage d’ange et je le voyais lui, lui sourire tendrement. Et je sentais mon cœur qui se déchirait sous l’action de la jalousie profonde qui me rongeait et que je ne lui avais jamais avoué. Je lui avais dis un jour : Je sais qu’Asa a volé ton cœur, je me suis promis de le lui voler à mon tours. Pour unique réponse, il m’avait souris et j’avais sentis mon cœur s’arracher une dernière fois. J’avais compris, j’avais cru comprendre. Je sentais mes jambes de plus en plus fragile, j’avais de plus en plus de mal à soutenir mon corps. Je posais ma main contre le bois de la table
.

Non, ne lui montre pas ta fragilité.

Non, ne lui prouve pas qu’il est en train de gagner.

Mes jambes cédaient et je tombais au sol.


« Ordure. »
Murmurais-je.


Je sais qu’Asa a volé ton cœur, je me suis promis de le lui voler à mon tours.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Dim 31 Aoû - 13:21

(ca vous donne une idée de la téte que je fais en ce moment méme ^^)

(Kaito...topic? Razz )
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Dim 31 Aoû - 15:34

[xD ça c'était l'intervention trop inutile d'Asa. . . C'est vrai j'avais oublié que tu lisais tous les rp du forum. . . On fera un Rp quand j'aurai de la place pour un new rP xD]



Je repensais à mon petit tour, évidemment, ça avait dû produire son effet. Je voulais la pousser à bout, m'amuser, m'éclater. Je me sentais maintenant capable de me distraire de ma sombre existence. Tu es pour moi Yui, une distraction inespérée. Un peu de piment dans ma vie, une adversaire à ma hauteur.
Alors jouons.
Se pousser à bout.
Le premier qui meurt perd.
Le premier qui laisse diminuer sa haine envers l'autre perd.
Le premier qui avoue ce qu'il ressent au plus profond de lui perd.
Le jeu commence maintenant!
Entendant mon nom à peine murmuré je me retourne. Je plonge mes yeux dans les tiens, je te fixe, je sens que ça te plaît plus que tu ne veux le reconnaître. Je souris en jouant avec la chaîne qui me sert de bracelet.


"Alors venge toi, qu'est ce que tu attends ? Je ne t'ai pas assez prouvé ce que tu sais au fond de toi ? Je suis son meurtrier, admet le et hais moi! Kaito serait si déçu, si blessé si tu ne te vengeais pas. Promet le lui, promet lui que tu vengeras sa mémoire!"

Un souvenir trottait dans ma tête, à cette époque elle m'avait promis une chose, de me voler mon cœur, elle pensait alors que c'était Asa qui l'avait. Mais je n'avais jamais aimé Asa, je la considérais comme une bonne amie, une confidente, mais cette dernière savait très bien que j'aimais Yui. Mais il serait amusant de faire encore souffrir cette jeune femme aux cheveux d'argents, de te confronter à la servante.

"Je suis une ordure ? Et toi ? T'en es pas une, si tu t'es proposée pour tuer le gamin du roi ce n'est que pour une raison n'est ce pas, tu veux faire souffrir Asa, te venger de l'attention que lui portait Kaito! Ne cherches pas j'en sais bien plus que tu ne veux l'admettre. Tu es malsaine, ce genre de vengeance, c'est si puéril!"



A moi de faire la moral ? Cette bonne blague. Je lui adressais un regard dédaigneux en crachant sur le sol. S'attirer la haine de celle avec qui on avait tant partagé, c'était une sensation étrange, mais si jouissive pour un dément de mon envergure.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Dim 31 Aoû - 16:04

Ta mort sera tellement douloureuse.

Promet lui de te venger ? Pourquoi ? Je n’ai rien à prouver. Je te tuerais, et ce, sans grande cérémonie. On verra bien quel sera ton dernier mot, à toi. Maman ? Pitié ? Que sais-je ? En tout cas c’est moi qui pourrait le rapporter. Quoique quand toi tu seras mort à ton tour, à quoi bon vivre ? Puisque te tuer est ma raison de vivre. Une fois que ce sera fait, que ferais-je ? Autant ne pas y penser. Tout ce que je sais, c’est que je veux te faire souffrir, je veux te faire hurler, je veux te faire regretter, je veux te voir pleurer et gémir. Je veux si peu de choses mis à part ta douleur. Alors accordez moi au moins ce vœux. Asa ? Oui, c’était son nom. Mais, je ne savais pas qu’elle était dans ce château, je ne savais même pas que c’était elle la mère, après tout, je n’avais même pas eut le temps de m’interresser à l’affaire. Asa. Etait-elle réellement si proche ? Je sentais ma respiration diminuer. Calme toi. Ne le laisse pas gagner. Je respirais à nouveau normalement et calmait tout, absolument tout. Aucun tremblement, plus rien, mis à part ma froideur.


« Crache ton venin, tu ne m’atteins pas. »
Répliquais-je froidement.


Mes mains étaient contre le sol, retenant mon corps de s’écraser contre le sol. Je relevais la tête vers lui et ma pupille blanche brillait dangereusement, affreusement dangereusement. Mais non, je ne te tuerais pas aujourd’hui, je n’ai pas envie de gâcher un si grand plaisir en quelques secondes, sans même te faire souffrir. Ce serait un si grand gâchis. Mais rend moi mon collier. Rend le moi. Il ne t’appartient pas. Je me relevais et marchais vers lui
.

« Pourquoi le garder ? Prendre un bracelet sur un corps ? Quel interet ? »
Dis-je froidement.


Mes mains prirent alors son poignet pour le lui retirer.
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Dim 31 Aoû - 23:00

Je retirais mon bras gauche, la repoussant de mon bras droit. Un mouvement a moitié volontaire, à moitié spontané dirais-je. En tout cas je tenais à ce bijoux, quoi que je refusais de me l'avouer à moi-même.
Lâche.

Tu me l'as offert! c'est un cadeau, on ne reprend pas un cadeau. Je te lance un regard mauvais en gardant ma main sur la poignée de la porte. Je passe la main dans mes cheveux et laisse planer un sourire narquois sur mes lèvres.



"Tu l'as offert à ton frère, ce dernier me l'a offert à son tour avant de mourir, c'est comme ça, il m'appartient maintenant."



Lui lançais je avec un regard dédaigneux. Mes doigts jouaient avec la chaînette, comme pour la narguer. En réalité si je ne montrais pas mes sentiments, ce bijoux représentait énormément pour moi!

Chasse toi ces idées de la tête.

Ne te laisse pas prendre par la vicieuse nostalgie.

"Donner c'est donner, reprendre c'est voler."


Me justifiais je en simulant une voix de gamin égoïste. Et comme pour encore la provoquer, je portais le bijoux à mes lèvres.



"Si tu savais comme ça m'excite de savoir tous les sentiments que représente ce bijoux, de savoir le lien qu'il symbolise, et ainsi bafouer ce symbole comme si il n'était rien."


Lançais je sarcastique.

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MessageSujet: Re: Bienvenue chez vous, Mademoiselle Yui   Dim 31 Aoû - 23:18

Repousse-moi encore, tu vas le regretter.

Je me laissais reculer sous le poids de son bras. Je m’éloignais alors quelques peu sans un mot, le regardant simplement me narguer, ce qui avait l’air d’affreusement l’amuser. Ah oui ? Une bataille ne représente pas la guerre. Quoique je doute même que cette bataille te soit victorieuse sale lâche. Je l’observais mettre à l’œuvre sa petite mascarade en compagnie de mon collier. Qui faisait un bracelet à un homme lorsqu’il était enroulé en deux. Cherche mon ange, tu vas perdre face à moi. Je décline évidemment toute casse ou toute perte au cours de cette aventure. Lui a offert avant de mourir ? C’était quoi cette blague ? Jamais Kaito n’aurait offert cette chaîne. Surtout que d’après ce qu’avait dis ce conseiller, c’était lui qui l’avait tué. Tout s’embrouillait dans ce qu’il disait, rien ne se joignait. Mais il avait forcément du vrai dans ce qu’il disait. Mais comment discerner le vrai du faux ? Je n’en savais rien. Je n’arrivais pas à le savoir.


« Menteur. »
Murmurais-je.


Je voyais le bijou frôler ses lèvres lorsqu’il me disait que donner c’est donner, reprendre c’est voler. Mais il n’est pas à toi, il ne te l’a pas donné, comme c’est facile de mentir sur le dos d’un mort, il n’est plus là pour rétablir la vérité. Je te hais depuis le premier instant, comme je l’ai aimé dès la première seconde. Tu me dégoûtes comme il m’a émerveillée. Tu me donne envie de gerber comme il m’a donné envie de rire. Je te hais.

Meurt. Encore. Meurt.

Je me jetais sur lui et enfonçait la lame de mon couteau dans la paume de sa main, pour la deuxième fois. Je me jetais sur lui avec une impulsivité, une hargne et une haine qui était amplifiée par son visage, par ses traits et par tout ce qu’il m’inspirait. Comment tout cela allait-il finir ? Je tentais d’attraper le poignet où était mon collier. L’atteignant enfin, je le lui enlevais et m’éloignais de lui, de l’autre côté de la pièce.


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Hurlais-je.
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